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Comme les coureurs l’avaient prévu, le contre-la-montre matinal hier entre Saint-Paul et l’Ermitage n’a fait que "lisser" les positions, accentuer quelques écarts, et en prime faire remonter Richard Baret. "Il n’y a pas de gros écarts sur le chrono, alors que je suis un spécialiste. Cela montre à quel point ce n’était pas facile de gagner ce Tour. Une minute d’avance après sept jours, ce n’est rien", jugeait hier Anthony Vignès, justement victorieux le matin. Richard Baret, lui, en terminant deuxième de l’épreuve à seulement seize secondes de Vignès, se permettait alors de repasser devant Brice Payet au classement général. L’après-midi, c’était le jour de rattrapage pour tout le monde. Et surtout, d’abord, pour Alexandre Aulas, vexé d’avoir raté son étape de la veille, qui a dû poser une dizaine d’attaques en début de course pour finalement toujours se faire reprendre dans la rue principal du Port. Au sein d’un vire-vire très plat et nerveux, c’est Nantes qui a tout vissé. Aucun bon de sortie n’a été accordé au final, et c’est donc un sprint massif que le peloton a offert au public portois, tout heureux de pouvoir accueillir cette année l’ultime étape du Tour. Et dans ce sprint à trois entre Sébastien Hoareau (VSD), Vincent Hénaff (NCB) et Grégory Brémanato (SAR), c’est bel et bien le premier qui s’est imposé, offrant donc à la Réunion sa deuxième victoire après celle de Franck Parmentier jeudi. "Ma pointe de vitesse est quand même ce qui me caractérise le plus. Ca met un beau point final à ma belle semaine. Mais je ne peux m’empêcher de regretter cette minute perdue lors de la première étape, qui m’aurait permis d’approcher la deuxième place. Pas la première, elle était inaccessible." Poings serrés, le Kréopolitain pouvait passer la ligne avec le sentiment du devoir accompli. La Réunion a fait le boulot. |
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